Revue de presse

«Une collection enthousiasmante de petits poèmes pleins d’allégresses», sur le temps qui passe, l’amour et les petites joies de l’existence»

Les rendez-vous de l’été (à Meylan et dans les autres dimensions francophones)

Sans rien en elles qui pèse ou qui pose, les « poésettes » de Radu Bata nous embarquent avec bonheur dans son singulier alambic aux saveurs nouvelles. Qu’y trouve-t-on ? Du rêve, de la fantaisie, des jeux, des fables, des ivresses nostalgiques, de petites musiques, des amours impudiques et mélancoliques, et surtout des nuages, de merveilleux nuages, extraordinaire étranger !

Nul esprit de sérieux, rien d’empesé jamais dans ce « Philtre des nuages » où mille et un trésors oniriques et hétéroclites s’offrent au lecteur curieux de rentrer dans une danse où il va retrouver, par la même occasion, son esprit d’enfance. On rit, on est ému, on suit les historiettes, on s’ébroue, on se délie l’âme.

Et comme il est connu que Cézanne, c’est une pomme de Cézanne, pour faire le « portrait d’un Radu », il faudrait dire cette capacité à jouer avec les mots, cette façon de panser nos maux quotidiens avec des mots d’humour aimants, d’inverser les idées et expressions cul par-dessus tête, de leur tordre le cou, de chanter sans conséquence, d’assaisonner le tout d’ironie, d’humour noir et jaune, de méditer sur l’insignifiance de nos destinées tout en sifflotant une petite ballade douce-amère, la petite ballade d’un prisonnier que la captivité n’a pas encore réussi à mater : car ce zèbre-là a trouvé l’aide d’une « langue / qui le reçoit/ les bras ouverts » , tandis que brillent au firmament Prévert et Supervielle, Eluard et Rimbaud, Stanescu, Bukowsky, et le cœur des aimés…

À notre tour, loin de notre triste société marchande, de demander l’asile politique dans sa terre d’élection, terre lyrique et ludique où se trace le sillon obstiné des résistants en littérature.

Christine Rannaud


Dernier coup de cœur littéraire de Paula (moi-même donc) : à découvrir d’urgence ici : http://www.editions-galimatias.fr/librairie-2/le-philtre-des-nuages-et-autres-ivresses/

ou là : https://www.facebook.com/pages/Editions-Galimatias/116584641754578?fref=ts

Délicieusement onirique, subtil, déjanté, décalé, illuminé et bien plus encore : « Le philtre des nuages et autres ivresses », est un livre à lire sans modération et avec l’esprit tout aussi élevé et ouvert que celui de l’auteur, Radu Bata.

« Il y a eu
une tempête de libellules
et tu as commencé à chanter
I fall in love so easily »

Je vous avais prévenus : délicieux …… et bien plus encore …

Paula Braz


J’avoue avoir lu le « Philtre de nuages » de Radu Bata avec fougue, avec une boulimie de mots et de poésie dont je n’arrivais pas à me défaire. J’ai essayé de ne pas tout finir d’un coup, de laisser un peu pour « le dessert », pour la bonne bouche, mais, diable, ce fut difficile ! Malgré le fait d’avoir lu chaque poésette au moins deux fois et d’avoir fait une « pause réglementaire » entre 2 pages d’au moins 2 minutes, j’ai à peine réussi à sauvegarder une dizaine pour le lendemain. Car les poésettes de Radu Bata glissent bien l’une après l’autre, elles sont onctueuses et savoureuses, ne manquent ni de bouquet ni de corps, mais méfiez-vous de cette miche surprise aux multiples céréales poétiques, car entre deux meringues aux arômes de vent et deux rafales de pluies d’étoiles, se cachent parfois des galettes de plomb, des chocolats de bille et des larmes d’acide chlorhydriques.
Âmes peu sensibles aux alchimies de sentiments, s’abstenir.
Les gens aux horizons colorés seront bien calés dans ces nuages dont ils ne descendraient que pour un arc-en-ciel qui chante.

Petra Petresco,
directrice artistique de Scène et Danube


J’ai depuis quelque temps ce petit livre sur ma table de nuit. Quand je veux me changer les idées, quand le sommeil tarde à venir, je l’ouvre à n’importe quelle page et je me plonge dans les pensées de son auteur.

Cabinet de curiosités ? C’est certainement le résumé que je ferai de cet ouvrage.
Radu Bata y parle du sommeil ou plutôt de son absence.
Insomnie, quand tu nous tiens ! C’est drôle, farfelu, loufoque, onirique mais aussi très percutant parfois.

Le lit dormait, pas moi
Le mal de tête se réveilla, pas moi.

On est tout de suite happé par ces petits textes puissants car l’auteur y joue avec les mots d’une façon magistrale qu’il malaxe dans tous les sens. Il dit de lui qu’il est atteint de « lexicopathie », il est amoureux des mots. Il maîtrise parfaitement la langue française, qui n’est pourtant pas sa langue maternelle. « Il parle très mieux français que moi et il me merde », comme dirait un pote bien connu.
Ces textes sont partagés entre des petites poésies et de la prose issues de ses délires nocturnes. De plus, ils sont chacun précédés d’une petite citation ou annonce comme celle-ci :

« Lorsqu’un homme rêve, ce n’est qu’un rêve. Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité. » (Friedensreich Hundertwasser, peintre et architecte autrichien).

Bref, de belles histoires quelquefois autobiographiques, au vocabulaire parfois très recherché, qui nous invitent, non pas au sommeil mais plutôt à la réflexion, et ce toujours avec plaisir.

Paroles (dans Babelio)


Odeur de Larousse amer…

Les maîtres du langage parlent peu et écrivent encore moins… On ne joue pas avec les mots impunément. On ne transgresse pas les symboles sans leur trouver de nouvelles coquilles de sens.

Stăpânii vorbelor dau din gură cu parcimonie și pun cuvintele pe hârtie cu prudență de deminor.

Il est rare qu’aujourd’hui l’on soit autant possédé par la langue que l’est Radu Bata dans
« Le philtre des nuages et autres ivresses »…

Rareori se mai lasă cineva astăzi atât de mistuit de limbă. O carte orgiastică, acuplată cu un dicționar beat.

Bateau ivre, dit-il, en précisant: « titre piqué des vers”… Ha! tot atâtea piste false, ce duc spre delicioase fundături semantice.

Ce Satan en satin, recouvert d’oripeaux de sens et de guenilles logothétiques nous fait franchir le seuil du bonheur langagier sans prise de tête.

Le livre se trouve ici… Il est à vous.

http://www.editions-galimatias.fr/

Aici e cartea: de devorat cu ochii și cu o minte gata de sărit fără parașuta dicționarului:

http://www.editions-galimatias.fr/

http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/10/31/mine-de-petits-riens-sur-un-lit-a-baldaquin-radu-bata-2012/


« Qui n’a jamais rêvé de se mettre dans la peau d’un détective privé ? Avec «La Fièvre des Corps célestes», Carmen Duca entraîne les amateurs de roman policier dans une enquête qui démarre dans une banlieue chic de la ville de Grenoble pour se dénouer dans une riche propriété américaine de Miami. Au fil des pages, le style s’affine, l’intrigue prend forme jusqu’à devenir complexe et bien ficelée. L’auteur réussit, à travers ses personnages, une critique sociale empreinte de cynisme. Des hommes comme des femmes, dont les séances de psychanalyse ne suffisent pas à apaiser les angoisses, cherchent à connaître leur destin en consultant les astres. Mais vouloir renverser l’ordre établi des choses comporte des risques. Ceux qui le font, l’apprendront à leurs dépens. Le lecteur, lui, passe un agréable moment de lecture et se demande à quand la prochaine « constellation » de cet écrivain dont le destin est certainement inscrit dans les étoiles. »
Liliana Lazar*

*Liliana Lazar a cueilli pour «Terre des affranchis» (Gaïa) une dizaine de lauriers littéraires dont «Le Prix des cinq continents de la francophonie». Son ouvrage est «un des romans les plus originaux de ces dernières années» selon J. M. G. Le Clézio.

Un vrai Bataphysicien !…
Tiens, Thomas Man (aka Radu Bata), puisque tu aimes ceci autant que moi, je pense que tu seras d’accord que l’exubérante fécondation croisée des Oulipiens germanopratins et des surréalistes valaques exilés n’a pas produit que des cadavres exquis, mais aussi ce maître passeur langagier, doublé d’un maître chanteur loquacier et d’un sherpa de l’ascension logothétique.

Roumain d’origine, (il me semble) usant d’un pseudonyme (m’est avis) adroit et chevauchant sans pomposité cette rosse automnale et d’adoption qu’est la langue française, après s’être débarrassé sans coup qui fait rire du nombrilisme moldavicieux et de l’ethnocentrisme de lansquenet de son cloaque ancestral, ce Radu Bata vient de ressusciter l’Ecriture du Fragmentaire !… Oui, Blanchot est mort, Georges Bataille n’a sans doute jamais existé, alors que Klossowski n’était qu’une réincarnation affectée de Nietzsche et Sade. Mais voici Radu Bata.

Dans cette « Mine de petits riens sur un lit à baldaquin » (aux Ed. Galimatias ), notre faiseur d’épiphanies langagières à l’incomplétude savamment gruyéresque nous livre un faux journal personnel qui mêle les genres et les styles, qui tend des fausses-trappes et jette des citations et allusions culturelles incongrues, juste pour nous apprendre à nous priver de boussole et nous faire ressentir plus que toute démonstration construite le fait que nous sommes des êtres de langage, qu nous sommes PARLÉS par le Logos.
Avec Radu Bata nous nous rappelons que nous vivons dans un Grand Monologue. Tous les blasphèmes, toutes les injures et les malédictions que nous pourrions proférer contre le Logos sont en en fait pour sa plus grande gloire. Quoi que je dise je parle et en parlant je lui rends louange. Le langage est ourobore et homophage. Un vrai Bataphysicien !…

Dan Alexe est linguiste, écrivain, journaliste, metteur en scène, etc. Ses films ont été sélectionnés à Cannes et présentés à Hollywood. Il parle, écrit et analyse une quinzaine de langues.

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