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Revue de presse
J’ai goûté ce roman comme on savoure un plat dont on croit si bien connaître les ingrédients mais dont la dégustation se révèle être une explosion de saveurs. C’est parfois croquant ou fondant, sucré et épicé, corsé et plein d’arômes, parfumé et coloré. Et finalement plein de chaleur. Difficile de ne pas ressentir d’empathie pour Amalia Bostan et pour ses proches. Le lecteur se retrouve dans un univers douillet et accueillant dont il aura beaucoup de mal à faire le deuil une fois qu’il aura tourné l’ultime page.
Carmen Duca nous fait découvrir les détails d’une enquête qui semble insoluble et une écriture qui sert d’écrin à un verbe haut, délicieux, nous invitant parfois à partir à la quête de son sens. Des sens ?
Pas un hasard si le roman se révèle être un régal pour les papilles des lecteurs et titille aussi nos cinq sens.
« La fièvre des corps célestes » va vous clouer au lit pour un bon moment, véritable contagion émotionnelle qui vous réchauffera et vous tiendra au corps jusqu’à la dernière page. Vivement le prochain roman de Carmen Duca et de son héroïne Amalia Bostan, on en veut en corps en corps en corps !
Merci à Claude Mesplède pour la découverte.
Frédéric Fontès
http://www.4decouv.com/2012/02/chronique-la-fievre-des-corps-celestes.html
Radu Bata a mal à son sommeil, ses nuits sous lui se dérobent, et ses demi-veilles sont peuplées de créatures goulues tout droit sorties des flammes de l’enfer. Que faire alors de ces heures sans repos lorsqu’on est un maniaque des mots ? Écrire, bien sûr. À chaque insomnie sa page. L’auteur nous propose donc un recueil de textes aux formes hétéroclites, de la poésie au conte, en passant par la rêverie délirante ou l’aphorisme absurde. L’attention du lecteur navigue d’un texte à l’autre, avance, recule, sans se soucier vraiment de la chronologie, on picore et on dévore, on lit et relit, on se laisse prendre au jeu de cette prose poétique, libre de toutes contraintes.
Ce qui saute à la figure bien sûr, c’est l’absolu amour des mots de Radu Bata. Ce français qui n’est pourtant pas sa langue maternelle, il l’aime, le malmène, le tord dans tous les sens pour lui en extirper tout le jus de ses tripes et de son sens. On admire cette virtuosité, cette liberté de ton incroyable qui lui permet d’oser les rapprochements lexicaux les plus téméraires et farfelus. Rarement on aura été si loin dans la contorsion verbale.
Comme quoi, dans ces histoires d’enjambement, le rapport mélodique peut être un rapport de maître. Etre baisé ou baiseur, la question est culturelle. Attention donc au positionnement : parler le cunnilingus entraine une exposition de l’anus.
Mais au-delà de ce savant jeu de puzzle, au-delà de l’érudition parfois un peu trop évidente de l’auteur, c’est le portrait dessiné en creux de l’homme qui touche le plus, ce que dissimule cette course-poursuite folle avec la langue. L’angoisse diffuse du sommeil, de la vieillesse et de la mort, le manque d’amour, la disparition, le déracinement, l’enracinement par le biais des mots. Ma lexicopathie étant moins prononcée que la sienne (c’est Radu Bata lui-même qui se qualifie ainsi), j’aspirais parfois à un peu plus de simplicité pendant la lecture, un peu moins de camouflage lexical derrière lequel se planquer. Mais c’est une réserve totalement mineure dans cet océan de talent et de plaisir.
Pour finir de vous convaincre que « Mine de petits riens sur un lit à baldaquin » est fait pour vous et tous les gens à qui vous ne voulez que du bien, le livre est, en plus de tout ce que je viens de vous raconter, un très bel objet, édité avec amour par les célestes Editions Galimatias. Il ne vous reste plus qu’à.
Anne Vivier
Sur le Blog « Racines », ouvert à tous les horizons artistiques : littérature, photographie, son, théâtre & cinéma, jeux créatifs…
http://racines.canalblog.com/archives/2011/12/22/23018892.html
Jean-Christophe Prince est le créateur du Petit Bulletin où il a sévi comme rédacteur en chef et éditorialiste. Musicien – pianiste, compositeur, vocaliste dans plusieurs groupes, JC Prince est un mouvement artistique à lui seul, libéré des cancans moralisateurs ou administratifs.
http://www.myspace.com/jeanchrisprince
« La nuit a volé en éclats. Ses morceaux se confondent avec ma biographie. »
‘Vous essayez en vain de rattraper vos rêves à la lueur de l’absurde, drapés dans la poésie immaculée du silence? Ce livre, « Mines de Petits Riens Sur Un Lit A Baldaquin », est fait pour vous. Une merveille d’humour à glisser sous les aiguilles odorifères du sapin, vite !
C’est vraiment de la belle orfèvrerie. Chaque phrase minutieusement posée. Parfois on reste trois minutes à les mâchonner, et soudain le sens vous vient et inonde le palais d’un jet. Enivrant.’
Richard Gonzalez est journaliste, photographe, écrivain.
Un espace libre que Richard Gonzalez nourrit d’images et de textes poétiques avec la passion des artistes illuminés :
http://www.networkedblogs.com/blog/a_part_soi





























